Connaissez vous l’ importance de votre communication non verbale ?
Savoir interpréter correctement le langage du corps peut devenir un avantage décisif au travail.
90 % de nos communications sont en effet non verbales
Dans n’importe quel entretien,  avant même que le candidat ait pu présenter ses avantages, il a déjà envoyé des premier signaux non verbaux .
De la même manière, avant même qu’un recruteur n’ait pris la parole, son visage et sa tenue ont déjà annoncé son état général. Aucune personne ne peut être perçue détachée de son corps. Celui-ci exprime ce que nous sommes – et il représente notre relation avec le monde extérieur. » Nous utilisons le langage du corps tous les jours, de manière plus ou moins naturelle, la plupart du temps inconsciemment. Et souvent, nous sous-estimons sa force et son impact.
Si l’on prend la conclusion inverse, cela signifie que si nous percevons les signaux corporels des autres et que nous les interprétons correctement, nous les comprenons mieux et pouvons mieux contrôler notre comportement.
Et même plus que cela : la façon dont nous faisons effet sur les autres est due à 90 pour cent à des signaux non verbaux. En décryptant ces signaux, on est en mesure de mieux reconnaitre les conflits, avec, à la clé, plus de chances de les résoudre, on s’engage mieux dans des réunions, on apprend à mieux construire et piloter ses entretiens …
Le corps ne ment pas
Mais attention : vouloir faire illusion face à d’autres avec des gestes étudiés à l’avance ne fonctionne tout au plus qu’à court terme et ponctuellement. « Le corps ne ment pas » !
Il communique l’attitude intérieure.
Si l’énoncé verbal ne correspond pas, on fait un effet incertain et peu crédible. Dès que des sentiments sont en jeu, on peut à peine contrôler la mimique et la gestuelle.
En revanche, au niveau des faits, on peut, avec une tenue disciplinée et des gestes entraînés, produire un effet neutre ou positif, du moins pour un court moment.
Les meilleurs exemples se trouvent dans la sphère politique, tel l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder : lors d’apparitions en public, il se serait déplacé de manière consciemment lente, ce qui donne une stature d’homme d’état sûr de soi et souverain.
Cependant, on peut difficilement dénaturer la mimique et la modulation de la voix sur un long laps de temps .
Ces astuces font rapidement un effet artificiel et la personne en face perçoit intuitivement que quelque chose cloche.
Ce que vous devriez éviter :
Respecter le territoire des autres : « Quand quelqu’un se colle trop à nous, nous le vivons comme une intrusion dans l’espace personnel et la réaction est souvent le repli sur soi ».
C’est pourquoi, dans des réunions, toujours respecter une « distance de sécurité » d’au moins 50 cm. Et pendant la réunion d’équipe, ne jamais occuper la place que tel ou tel collègue à l’habitude de se réserver.
Faites attention à avoir une poignée de main appropriée. Parce qu’il paraît qu’une poignée de main sans force indique un caractère faible, certains se sont entraînés à avoir une poignée de main bien forte. Malheureusement, cela est aussi repoussant qu’une menotte flasque…
« Je te regarde dans les yeux. » : les gens qui ne regardent pas vraiment les autres paraissent fuyants. Si quelqu’un regarde par dessus nos têtes ou à côté, cela donne une impression d’arrogance. S’il regarde par terre, il est incertain, complexé ou bien il veut nous tromper.
Celui qui a du mal à garder le contact visuel peut se concentrer sur la racine du nez de son vis-à -vis.
Quand vous entrez dans le bureau du chef, adoptez une tenue droite (sans oublier la tête !), déplacez-vous dans un rythme lent, approprié.
Attention, il y a de l’orage dans l’air : détourner le corps, avoir des coins de bouche affaissés, des lèvres pressées, des gestes défensifs, voilà des signaux non verbaux qui annoncent un conflit.
C’est pourquoi les personnes entrainées présentent-ils, même dans une atmosphère tendue, leur point de vue de manière sobre et avec une voix calme. Et leurs messages passent mieux. Avec un impact positif.
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Vous prépare dans la réussite de vos entretiens et l’amélioration de votre communication non verbale

Il est vrai que l’on ne peut échapper à la communication non verbale.
Nous communiquons tous non verbalement.
Au premier regard, on se fait naturellement une idée de nos interlocuteurs, c’est la notion de première impression, et son impact est très important.
L’âge, le sexe, la morphologie… ces éléments que l’on ne peut guère changer donnent déjà une certaine idée de la personne. Le comportement, la gestuelle, le style, la tenue vestimentaire … donnent encore plus de précisions.
Par exemple selon le style vestimentaire adopté, on se fait une idée de la personnalité de notre interlocuteur ou de notre interlocutrice … stricte, conventionnel, dans la séduction, désuet …
Selon la gestuelle, la voix, on se fait une idée de l’ état émotionnel …
Selon Albert Mehrabian, professeur en psychologie de l’université de Californie, l’impact de la communication non verbale est de 93%.
Il démontre que notre communication repose sur trois facteurs :
Le langage corporel qui intègre la gestuelle, les expressions du visage, le comportement, l’ identité visuelle, l’esthétique, la démarche, le regard, le sourire … compte à 55%
Le langage vocal qui intègre la tonalité de la voix, les intonations, le débit… compte à 38%
Le langage verbal qui intègre uniquement la signification des propos ne compte qu’à 7%
Grâce à l’action des neurones miroirs découverts en 1996, par le neuroscientifique Giacomo Rizzolatti, nous nous mettons inconsciemment à la place de notre interlocuteur et nous ressentons son état émotionnel. Nous simulons l’état émotionnel d’autrui dans notre cerveau et nous identifions ces émotions.
Les neurones miroirs nous permettent, entre autres, d’être empathique, de percevoir intuitivement ce qui va ou ne pas chez notre interlocuteur.
Pour aller plus loin, nous pouvons analyser la gestuelle.
Le fait de décrypter les signaux non verbaux, c’est connaître un langage à part entière, pour ainsi mieux discerner et mieux communiquer avec son interlocuteur.
La compréhension de l’autre est ainsi plus développée.
Certains souhaitent travailler leur gestuelle. Mais contrôler sa gestuelle se voit.
Un coach pourra vous dire : « écarte les bras, c’est une signe d’ouverture », mais si le cœur n’y est pas, des items de fermeture apparaitront ce qui sera détecté inconsciemment et décrédibilisera l’intervenant.
Autant pour l’esthétique, la démarche, l’image de soi, ces éléments se travaillent pour une identité visuelle réussie. Autant en ce qui concerne la gestuelle laissons place à l’authenticité.
Une gestuelle contrôlée = raideurs, crispations, gestes inadéquats, items de mal être …
Si, le cerveau ne contrôle plus la gestuelle, celle ci sera plus fluide, plus chaleureuse, plus humaine.
C’est en changeant son état d’esprit, que la gestuelle évolue dans le bon sens, mais pas en la contrôlant de manière consciente.
Angélique Laperrière
Formatrice, Consultante, Synergologue.
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Merci pour votre article fort intéressant